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21.01.2008
Mission impossible... quoique

Plus de deux semaines sans écrire, et pourtant il y en aurait des choses à dire....
Par exemple:
Prenez une hyperactive comme moi et dites lui "voilà pendant 4 jours tu restes ici, tu ne sors pas, tu te relaxes, tu te calmes et tu te poses"... et là l'hyperexcitée que je suis pourrait répondre "mais bien sur, et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu..."
Et pourtant c'est ce qu'il m'est arrivé ce week end.
Je me suis enfermée pendant 4 jours, sans sortir, sans mettre le nez dehors, le téléphone en mode maxi silencieux, oui oui la shootée des télécoms que je suis à mis son portable en veilleuse...
Et pourtant ça n'a pas été simple, mais alors quel regal...
4 jours coincée dans une bulle "mon noyau" le noyau dur, l'essentiel, un retour aux sources, un bon en arrière. Et aucun remord, aucun spleen, même si parfois des "come back" sont intervenus, savoir en tirer profit...
Ne rien faire, ne pas s'agiter dans tous les sens, ne pas courrir, ne penser à rien. Sauf à une chose, le bien être de l'autre. Savoir s'effacer et profiter de l'autre.
Se lever, ne pas se demander ce qu'on va faire, juste se reveiller, prendre son petit déjeuner, prendre une douche, s'habiller, et commencer à trainer à flaner, prendre son temps, mettre de la musique, se laisser bercer par le tempo des musiques qui me rappellent le bon vieux temps où j'allais user mes talons sur les pistes de danse, sortir ses aiguilles, et laisser courrir les doigts sur la laine, monter et faire naitre les mailles, une à une, voir qu'au final on en tire quelque chose. Puis faire un thé, le savourer en regardant le temps affreux de dehors, pas grave je ne sortirais pas, se sentir bien là où on est... laisser l'odeur du miel envahir les narines.
Puis se lever, faire la cuisine, sans contrainte d'heure rien, juste pour le plaisir, faire savourer et deguster mes saveurs du sud. Les herbes de provence, la tomate, les oignons qui rissolent...
Passer sa soirée sur le fauteuil encore une fois, la télé muette (et dieu que c'est bon!!) regarder le noyau dur, aller et venir s'affairer, devant son écran, se faire encore un thé, les odeurs des fruits rouges qui infusent dans la tasse.
Commencer une grande grande discussion, et te dire "mais comment j'ai fait pour passer à côté de ça..." aller se coucher, savoir que le lendemain sera encore mieux que la journée précédente...
Mais comme toute bonne chose à une fin, il faut savoir partir, (mais partir pour mieux revenir).
Laisser son "noyau dur" derrière toi, la boule au ventre, ne pas trop lui montrer, se dire qu'il y aura toujours une prochaine fois...
Replonger dans le bruit, la foule, la gare...
Retrouver des amis, c'est bon de les savoir là, mais avoir la tête ailleurs... "le noyau dur" omniprésent, car tout ce qu'il t'entoure te le rappelle, savoir qu'il va bien, qu'il peut se reposer sur toi.
L'appeler savoir que tout va bien, qu'il garde le moral.
Trouver son train, attendre le départ, et quand tu vois la ville s'eloignée un peu plus, sentir un gros coup de cafard, pleurer pour la premiere fois, penser à ce "noyau dur", mais savoir qu'on va revenir, que des moments comme ça on en aura encore...
Je ne pensais pas pouvoir m'enfermer, savourer cette retraite...
Kigecé m'a dit un jour "tu devrais te mettre au vert, sans rien autour de toi, prendre une retraite, tu vas voir à quel point tu vas aimer". Je l'ai regardé avec mes yeux exorbités... et pourtant elle avait raison... j'ai aimé...
18:45 Publié dans L'humeur du moment | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Commentaires
Et oui tite peste, il faut savoir prendre du recul et se raccrocher au bord de la riviére, pour laisser le courant filer avant de s'y replonger... depuis le temps que je le dis !!! ;o)
Ecrit par : Chameau | 21.01.2008
Tu vois, depuis que je suis dans mon appart, je ressens ça... Sauf que je suis pas oblige de prendre le train ensuite. Ma cuisine, mon grand lit avec sa superbe parure de couette jaune ou bleue, ma douche, mon canapé, mes bougies, mon encens, mon meuble de cuisine mal rangé, mettre de la musique planante dès le réveil et n'écouter que ça toute la journée... Je m'y sens bien. Au bout d'un mois, j'y suis encore mieux... Tout y est... Tout est là... Je rentre, je sens le parfum qui y regne, je me relaxe, je me relache, je m'enferme dans cette bulle comme tu dis. Je suis heureux que tu découvres ça à ta maniere toi aussi... Toi mode chaussons et glande... Comme quoi tout peut arriver et t'arriver...
Tu t'es mise au vert quelques jours, ça t'a remonté le moral... C'est vraiment ce qu'il te faut de temps en temps pour évacuer le stress et te retrouver... Depuis le temps que je te le dis... Ca te permet de retrouver l'essentiel en toi et de repartir sur de bonnes bases pour affronter le quotidien ensuite... Je te sens toute zen du coup... Ca fait plaisir à voir...
Ecrit par : Arno Du Saint Kant | 22.01.2008
Tout arrive mon ange ... tout arrive
Ecrit par : Doudou | 22.01.2008
Savoir apprécier les choses les plus simples en compagnie de ceux qui sont loin et pourtant si proches. Comme une évidence, ne plus avoir peur du silence du téléphone, réapprendre à écouter, à s'écouter. Vouloir donner encore pour ceux qu'on aime et savoir aussi à un moment s'arrêter pour les regarder, les admirer et se reposer. Aussi, car pleins de choses t'attendent, non, vous attendent encore.
Ecrit par : Kituçé | 22.01.2008
ça c'est du weekend ;)
vivement la retraite quoi!
......>[]
Ecrit par : nie | 22.01.2008












