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29.03.2008

Ils vivent avec...

 

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Pour la 4eme fois, j'en parle, et ça n'est pas prêt de s'arreter... 4 ans que je gueule sur cette saloperie que je cotoie tous les jours, qui est devenue ma "copine" de boulot, celle qui me demande le plus d'énergie, le plus de recul, le plus d'écoute.

Cette année ça fait 4ans que je travaille dans le même service, 4eme note concernant ce foutu virus, qui en a fait defiler plus d'un dans mon service

Non cette année je ne mettrais pas les prénoms de ceux que j'ai "perdu", car la liste est trop longue et parmi eux se trouvent des personnes qui m'ont beaucoup appris, apportés, et fait avancer, qui m'ont donné des leçons d'humilité merci à eux pour ça.

Non cette année j'aurais aimé vous dire ce que veut dire vivre avec cette foutue maladie. La "lourdeur" de cette pathologie, oui une fois encore la science a fait des progrès oui les traitements pour les "maintenir" existent, mais à quel prix pour eux... je parle humainement...

Revoir son style de vie, d'alimentation, les projets qui ne peuvent être élaborés qu'à court terme, le fait d'aller parfaitement bien un jour et se retrouver le lendemain à l'hopital parce qu'on ne tient plus debout, parce qu'avaler devient un vrai supplice, parce que le dosage des médicaments ne convient plus, parce que le voisin ou les parents l'ont retrouvé par terre avec impossibilité de se remettre droit, parce que cette fois ci cette saloperie a touché le niveau cérébral et je retrouve un patient avec le comportement d'un bébé ne sachant plus où il est, ni comment faire pour manger, qui tient des propos plus qu'incohérants, la perte de poids vertigineuse, les voir "flotter" dans leurs affaires, sans parler des nausées, des vertiges, des somnolences.

Ne plus pouvoir pendant un certain temps travailler, ne plus pouvoir se réaliser, en attendant que le toubib trouve une parade pour le "retaper" et le laisser ensuite sortir sur une structure qui va pouvoir l'aider.

Je les vois vivre une vie dite "normale" avec un moral à toute épreuve, mais je les vois aussi plonger de haut très haut quand ils rendent compte que ce virus les ralentis, que leur corps a des limites qu'avant il n'avait pas.

Voir le cercle "d'amis", ceux qui restent et qui se battent, et ceux qui ont peur qui fuient, et pourtant aucun jugement n'est porté, ils encaissent et font avec. L'appui de la famille qui a décidé de se battre avec eux.

Mais le pire reste leur moment de "lucidité" les moments où ils gueulent envers et contre tout, leurs doutes, leurs questions si directes, trop directes...

 Mais cependant Bravo à eux pour leur courage, leur leçon de vie, leur force de se battre malgré tout, avoir "envie" de continuer.

Et nous pendant ce temps que pouvons nous faire? Juste un numéro, le 110. Pendant 3 jours penser à eux. Etre avec eux.  

28.03.2008

Don't touch

 

 

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Un coup de gueule... tiens ça faisait longtemps...

Mais comme par moment ça me prend, allez hop thérapie à deux balles on ouvre le blog, et on se défoule...

"Rien ne te touche, rien ne t'atteind" cette phrase qu'est ce que je peux l'entendre...

J'ai un secret pour ça, dès que ça me touche, je me ferme, je me blinde, et je laisse couler. C'est peut être idiot, stupide, mais ça vaut toujours mieux, ça m'évite d'avoir à répondre avec véracité à la personne qui est en face de moi. Car quand je commence, je suis ignoble, blessante... "ferme ta bouche Fa, surtout ferme ta bouche, tu vas encore aller trop loin".

Quand je lis des choses, que j'entends certaines, j'ai le cardia, le boum boum, qui s'emballe, les mains qui tremblent, et le regard de glace, ça me remue dans les tripes, mais malgré celà j'ai les yeux qui restent secs.

Alors je sors mon blindage dont j'ai le secret, mais en même temps, j'ai ma "copine" la "pov con" qui me remplit la tête des mots blessants que j'ai entendu, et ça me rumine pendant un certain temps, car il faut dire que "pov con" est très très tenace. Je "revois" des images plus que blessantes, je pense à des endroits qui me foutent le bourdon. Cela peut durer un bon moment, jusqu'à mon "reveil", et là hop je passe à autre chose... Procédé long et fastudieux. Avec quand même un gros gros défaut j'ai la rancune tenace.

Une nuit à mon travail, on papotait avec une infirmière, nous avons beaucoup de points en commun, aussi bien pour le travail, que nos caractères, et là elle me scotche en me disant "Fa quand tu donnes tu donnes tout, mais malheur à celui qui un jour te fait du mal ou t'atteint. Car une fois que c'est cassé, ça le reste, tu pourras y mettre toute la colle que tu veux pour recoller, ça sera toujours cassé". Je l'adore cette fille elle a tout compris.

Donc je me sors la phrase magique "pardonner mais ne pas oublier", ouais facile à dire pour le pardon...

Petit Jésus a dit "pardonne leur père ils ne savent pas ce qu'il font"... il est bien ce type quand même...

26.03.2008

Qu'est ce qu'on mange??

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Combien de fois par jour ai je entendu cette question???

Quand vous avez deux ados à la maison dont un qui mange pour 4 vaut mieux avoir l'imagination galopante, même s'ils pourraient se contenter d'un steack frites ou bien encore de jambon purée, parfois il faut savoir sortir de la routine, et faire quelque chose qui remplisse le ventre et qui ne soit pas trop mauvais...

Aujourd'hui en faisant les courses j'ai vu sur l'étal de légumes, des courgettes fleurs, des aubergines, des poivrons, aller hop des pates aux légumes, ça va donner un peu de couleurs et surtout un peu de soleil, vu le temps que nous avons en ce moment.

Il parait que je sais cuisiner, mais seulement je suis une grosse faignasse, donc je cuisine selon mes humeurs, ça peut être tout et rien à la fois. Donc parfois je me traine lamentablement dans ma cuisine, ouvre le congélateur sortir un sachet mettre le continu dans la sauteuse et tout faire cuire, mais parfois mes origines italiennes reprennent le dessus, à savoir faire manger toute la famille, et quelque chose de consistant, de bon et de pas compliqué, car je n'aime pas me prendre la tête en cuisine, faut que j'aime ce que je prépare, et si je n'aime pas je "revois" la recette.

Doudou me dit que je sais très bien faire le tiramisu seulement voilà je deteste le café, peu importe, on change de variante, donc tiramisu aux fruits, et pour donner un peu plus de couleur à ce fameux dessert j'y mets des biscuits roses de Reims, et bien miam c'est bon. Ou encore variante au chocolat, très évident à faire surtout quand tu mets les ingrédients au pif et sans balance, mais le resultat est bon aussi.

Mais le fin du fin et de cuisiner à l'huile d'olive. Eh oui je suis une fille du Sud, je ne sais pas faire la cuisine au beurre et encore moins à la crème. Couper les légumes les faire rissoler ou confire dans la sauteuse, les mélanger doucement se regaler d'une odeur de vacances de soleil, rien que ça, et bien ça me donne envie.

Mélanger aussi le sucré et le salé, découvrir de nouvelles recettes, oser mettre du miel dans une vinaigrette, ou le melanger avec de la moutarde, du curry et en napper des cuisses de poulet qu'on fait ensuite cuire en papillotte, ouvrir la papillotte et sentir le curry te chatouiller les narines... Un regal.

Prendre un vieux moulin à légume et y passer tes pommes de terre, y ajouter un peu de lait et voir la purée prendre forme...

Pétrir la pâte à pain sur laquelle tu vas ensuite allonger un lit d'oignons doucement revenu dans l'huille d'olive, y mettre par ci par là des olives noires mettre au four et ensuite resister à ne pas couper la pissaladière encore bouillante, tellement l'odeur te fait envie.

Mettre au congélateur ton saladier dans lequel tu vas "monter" une crème fouettée pour en faire une mousse au chocolat ou une mousse au miel.

Un vrai délice.... Le tout est en d'avoir envie...

Tiens j'ai envie de faire la cuisine en ce moment... ça faisait longtemps.

Angéla, Bill, Eric, Laurent vont me tenir un peu compagnie le soir très tard je sens...Merci Cuisine TV.

J'ai faim!!! ça tombe bien je mange n'importe quoi et surtout de façon anarchique en ce moment, mais là pendant deux jours de congé je vais un peu nourrir ma tribu à ma "façon" comme le disait ma grand mère "mange va, mange".

 

23.03.2008

Initiation à la cuisine japonaise... Slurppp

 

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Vendredi temps de chien sur Paris, je passe la soirée avec ma Choupette, ça fait du bien, ça détend les neurones, et surtout je sais qu'elle va encore m'amener dans un endroit dont elle a le secret.

Elle me suggère d'aller manger japonais, mais pour moi la cuisine japonaise est uniquement faite de sushis, et la cuisine à base de poissons froids ce n'est pas trop ma tasse de thé, quelle inculte je fais, pas du tout au contraire, la cuisine japonaise n'est pas que ça...

Elle m'amène au restaurant "Higuma" tout proche du Palais Royal. Il y a un monde fou, mais peu importe, j'aime bien la décoration, c'est très simple, très épuré, rien à avoir avec les restaurants vietnamiens ou chinois, de plus ce restaurant fait très "cantine" les verres ressemblent à des pots de moutarde vides, le pichet d'eau en inox tout ce qu'il y a de plus simple, et pourtant cet endroit me donne l'impression d'être convivial.

Nous nous installons à une table, une serveuse arrive très vite nous apportant le menu, totale découverte pour ma petite personne tout à fait néophyte dans ce domaine, et pourtant la carte est très bien expliquée, très claire, et en la lisant je decouvre que tout y est chaud, très bien détaillée, et surtout tout à l'air très très bon, je regarde autour de moi, et je vois les plats des tables voisines, de grands bols de soupe, des beignets très allechants.

Sous le conseil de Choupette, je commande donc un Shio lâmen, et des Gyozas.

Le temps que les plats arrivent petite discussion de filles, rires, reflexions, fous rires. Puis à côté de moi ce trouve un japonais qui entame son bol de soupe, et là grand étonnement de ma petite personne, je le vois s'armer de ses baguettes les plonger dans le bol pour en sortir tout un chapelet de pates, le tout très fumant, il porte les baguettes à la bouche, et là il commence à manger en aspirant ses pates, le tout avec un sacré "slurrrrrrrrrrrrrp" étonnant.

Je le regarde plus que perplexe... je me voyais revenir au bon vieux temps ou je voyais les petits vieux aspirer leur soupe avec leur cuillière. Je regarde Choupette avec de grands yeux exorbités et elle qui rit à gorge deployée... Donc je lui dis "si c'est chaud pourquoi il souffle pas???" et là elle me donne l'explication "le fait de souffler sur les mets enlève toute leur saveur, de plus au Japon ce n'est en rien un signe d'impolitesse au contraire...".

Puis nos plats arrivent. Et là c'est un délice pour les yeux et surtout pour l'odorat. J'ai devant moi un grand bol plus que bien rempli de Shio lâmen, c'est un bouillon salé composé de pâtes au soja,de germes de soja, de pousses de bambou et du porc.

A côté un plat de Gyozas, raviolis faits de pâte de riz, farcis au porc et à la coriandre, qui sont grillés.

Et là commence un grand moment, je prends mes baguettes et je tente de manger le tout de façon "locale". Et bien mine de rien je m'en sors pas mal du tout,  quand je pense que je n'ai pratiquement jamais essayer de manger avec

Et là je comprends pourquoi on "aspire" quand on mange des pâtes, c'est délicieux, fin, et ça me fait revoir toutes mes bases d'éducation que j'ai pu avoir pour manger, on m'a toujours dit que c'était la fourchette qui montait à la bouche et non pas le contraire, et bien pour manger avec des baguettes c'est tout le contraire il est chaudement recommander de baisser la tête pour pouvoir manger.

Le premier essai pour pouvoir "choper" mon premier gyoza a été un grand moment, le ravioli qui "fuyait" entre mes baguettes, mais une fois saisi c'est un pur bonheur de l'avoir dans la bouche... c'est fondant, délicieux.

J'ai pu manger tous mes plats avec les baguettes, sans toucher à ma fourchette, sauf pour taper dans le bol de ma Choupette qui avait pris un plat qui me faisait très envie, comme pratiquement tous les plats qui se trouvaient sur la carte.

Comme quoi ça fait du bien du decouvrir de nouvelles choses...

Merci ma Choupette.

Et pour finir la soirée en beauté rien de tel que de se rendre dans la rue de la Huchette, au Amorino, et pouvoir y déguster un cioccolata calda aux amandes.... retour aux sources pour ma moitié d'italienne...

10.03.2008

Temps de chien ou comment s'occuper sous la pluie

 

 

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Comment donc s'occuper tout un week end avec un temps de chien, surtout pour une nana comme moi qui ne sait pas tenir en place.

1ere idée

Aller à Nice avec ma belle soeur, même s'il pleut c'est pas grave, dans les magasins nous sommes à l'abri. Trouver par hasard la paire de Converse qui plairait à Doudou. Courir les boutiques pour trouver du tissu, des fils, des petits accessoires pour customiser la dernière écharpe qu'on va monter sur des aiguilles, perdre un temps fou dans le magasin parce que tout nous plait, trouver un tissu avec les fils qui vont avec, surtout quand j'ai une idée en tête, et surtout ne pas s'enerver de ne pas trouver, car on trouvera bien une solution (et je l'ai trouvé). S'asseoir un moment car nous avons les pieds en feu, avoir mon Chameau au téléphone, être contente de savoir qu'il n'est pas perdu dans Paris. Et surtout surtout s'extasier devant un fil de soie, en y plongeant délicatement le doigt dans la pelote, et te dire le rendu qu'il aurait une fois monté en debardeur... Choisir la même couleur que ma belle soeur, choisir aussi le même modèle à tricoter...Et bien mine de rien ça fait un bien fou, surtout que ça nous était pas arrivé depuis des lustres elle et moi d'être en tête à tête comme ça. Donc pendant tout un après midi j'ai eu 20ans de moins...

2ème idée

Aller manger un bout avec ton infirmière favorite qui s'est fait cassée deux côtes par un patient plus qu'agiter, te dire que tu n'as rien pu faire car pendant ce temps il me broyait les doigts dans sa main. Savoir qu'elle va un peu mieux, qu'elle est contente de te voir. Papoter du boulot, d'internet, choisir un nouveau parfum qui te fait craquer. Merci Escada. La ramener chez elle, et te dire que tu auras des nouvelles très bientôt.

3ème idée

Faire un peu de cuisine, te mettre en tête de faire un tiramisu aux fruits rouges, mais le faire aux framboises et savoir qu'au final c'est délicieux, même si dans l'après midi tu t'es descendu la barquette de fraises car c'était trop tentant. Mais non je ne suis pas gourmande!!! Faire un sacré mélange avec du riz basmati, des pignons des oignons le tout relever avec un fond de veau, passer à table et faire "miam c'est bon"

4ème idée

Attraper les aiguilles et vouloir tricoter à nouveau, et te rendre compte que tu ne peux toujours pas tricoter, (merci mon patient) donc faire autre chose de tes 10 doigts, prendre une aiguille, du fil, un tissu et monter un truc de ta confection à toi, avec tes idées, tes coloris, tes envies. Et ça c'est top même si au debut tu es un peu étonnée du résultat mais voir qu'au final c'est pas si mal que ça au contraire...

5ème idée

Avoir trois ados (non quatre en comptant Doudou), les entendre se marrer sur tout et n'importe quoi, répondre aux questions incessantes de ma fille "dis tu m'apprendras à faire ça?" "oui ma Noune" " "Dis maman tu peux me reprendre ma broderie j'ai fait une bétise", "Dis mam qu'est ce qu'on mange??" "Dis maman ceci, dis maman celà" surtout garder son calme.

Au final tu te dis que si le temps est maussade ce n'est pas grave, car tu auras toujours quelque chose à faire... Et dans tout ça se poser la question "t'es tu reposée??" et répondre "ouais si on veut". Mais si c'était à refaire tu refais de la même façon...

Je suis d'un optimisme moi en ce moment !!!  

 

04.03.2008

Touche à tout.

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Ce soir grande question, vu que je ne peux pas continuer mon tricot car ma main gauche me fait un "peu" mal, (merci à mon patient vendredi soir de m'avoir pratiquement broyer les doigts). Et comme je ne sais pas rester sans rien faire. Hop une note et ensuite je verrais bien.Donc voici la question qui tue!

Qu'est ce que j'ai essayé que je ne savais pas faire...

Parce que mine de rien depuis le debut j'entends autour de moi toujours ces phrases "laisse tomber tu n'y arriveras pas" ou encore "tu es incapable de faire une telle chose" voir mieux "tu ne sais rien faire de tes 10 doigts". Merci ma génitrice pour ça. Car je dois absolument lui dire merci, grace à elle j'ai une soif d'apprendre terrible...

Je vois autour de moi, des nanas qui ont des relations "normales" avec leur mère, c'est à dire qu'elles se livrent des petits secrets, soit pour un dessert, soit pour le tricot ou la broderie ou le crochet, ce qu'on appellait avant des taches feminines dont la mère transmettait le savoir faire à sa progéniture...Bin moi la mienne n'a pas du avoir le mode d'emploi car elle ne m'a pas appris grand chose, sauf à me debrouiller moi même. Merci elle pour ça.

Récapitulation.

  • La cuisine.

Comme bonne moitié d'italienne que je suis, certains pourraient penser que je suis la reine des casseroles que j'ai un secret de famille pour ça que je dois tenir de ma génétrice, bin non même pas. J'aime la cusine car je me souviens de certains dimanches passés chez ma grand mère où je la voyais faire la sauce tomate, je me souviens de son savoir faire, ou bien sa façon de faire la polenta (semoule de maïs) la démoulée sur un torchon et nous la servir coupée au fil avec un osso bucco terrible, mais mon meilleur souvenir était de la voir rouler les gnocchis à la main, donnant forme aux petits boudins de purée avec une fourchette. Donc je me suis essayée à la cuisine, et je dois dire que je m'en sors plutot pas mal, ayant eu pas mal de deception non plus.

  • Le tricot

Ma génétrice sait tricoter, je l'ai vu plusieures fois, mais quand j'ai voulu apprendre, elle m'a tout simplement dit "garçon manqué comme tu es tu n'y arriveras pas"... Bin faut croire que oui...Merci ma belle soeur pour ta patience infinie pour m'apprendre à monter les mailles, savoir déchiffrer les hiéroglyphes d'une grille, merci de ta patience de passer des heures au téléphone pour reprendre avec moi mes diminutions, mes augmentations. Maintenant je sais monter un pull, je sais même faire des torsades!si si prochaines étapes, des petits trous trous, mais volontaire ces trous là...

  • La broderie

Personne autour de moi ne savait broder, ça exaspérer ma génétrice rien que de tenir une aiguille à coudre. Puis un jour j'ai vu une pub dans un journal, celle disait "si vous savez coudre un bouton, vous savez broder!!" j'ai voulu essayer, et bien bingo ça à marcher, du coup je sais pratiquer le point de croix, et bientôt je vais me mettre aux autres points, j'ai monté un abécédaire pour mon fils, toute seule comme une grande, et waouhhhhhh que j'en étais fière.

  • Le crochet.

A force de voir ma belle mère jouait de son crochet et monter des couvertures, un dessus de lit, je me suis dit "pourquoi pas moi" et là quand je lui ai demandé oh stupéfaction j'ai eu une réponse positive. Oui ça change des réponses qui t'enfoncent je l'avoue. Merci à ma belle mère de m'avoir donné les bases, même si par la suite aussi appris grace un livre qui est très bien fait. La preuve j'ai compris. Quand j'ai dit à ma génétrice que je me mettais au crochet j'ai eu comme réponse "oula ma pauvre tu n'auras jamais la patience, puis tu trembles tellement" Et bien mon premier napperon etait pour elle. Faut dire que ça tombe bien je deteste les napperons...

  • La couture.

Je n'y touchais pas une bille, puis j'ai regardé des livres, pris des idées à droite à gauche, ma belle maman aussi m'a aidé (merci encore elle), j'ai même eu droit à une machine à coudre pour un de mes anniversaires. Ma belle maman m'a appris comment faire un ourlet. J'ai réalisé chez ma soeur les rideaux qui devaient être temporaires avant qu'elle installe les portes de ces éléments du bas de sa cuisine. Et là j'ai eu droit à mon plus grand moment de jubilation, ma génétrice était là et elle m'a vu les monter un par un... Autosatisfaction. Puis la question bien sur est venue. "Tu voudras bien m'en faire à la maison" et comme j'ai été une méchante fille je lui ai répondu "Je ne sais pas, tu sais je suis un peu trop garçon manqué pour çà".... vilaine moi

Et depuis j'adore m'occuper les doigts, que ce soit en travaux manuels avec ma fille, un simple truc peut etre chouette, surtout la satisfaction de l'avoir mené de bout en bout.

Kituçé il est urgent d'aller au marché Saint Pierre, car bientôt j'ai une nouvelle idée, m'attaquer à nouveau à la couture, des petites pièces pour commencer, mais je veux m'y remettre.

Bon ma main gauche me fait mal, mais je suis droitière... aller hop broderie ce soir...

Moi et mes 150 idées à la minute... Tiens je devrais me le prendre ce fameux bouquin.

Merci Gilberte.... (c'est ma mère ma génétrice)

 

 

 

01.03.2008

Tout ce que j'ignorais sur moi

 

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Depuis un certain temps, une idée fixe me trotte dans la tête, j'ai envie d'un nouveau tatouage. Oui j'en ai déjà 5. Mais l'idée d'un 6ème me plait énormement.

Ayant déjà une idée de la forme du dessin, j'ai cherché un peu partout des exemples, des photos, je suis même allée chez mon tatoueur pour voir si avait de la documentation sur ce que je voulais faire. J'ai eu de la chance il avait un livre montrant plusieurs exemples, en feuilletant le livre j'ai trouvé diverses idées, qui assemblées les unes avec les autres donneraient un modèle qui me plait vraiment. Le coup de coeur... s'arreter devant un modèle et se dire "voilà c'est exactement ce que je voulais".

Coincidence le même jour sur France 2 dans l'émission de Delarue il est question de tatouages, je n'ai pas pu la voir car je travaillais, mais Arnaud m'en faisait le résumé par textos. Et là j'ai failli bondir.

A croire que les invités étaient "triés" sur le volet, car aux dires d'Arnaud, la crême de la crême était présente comme par exemple des tatoueurs qui allaient jeter un énorme froid allant jusqu'à déclarer qu'ils travaillaient sans gants!!!

Puis pour bien enfoncer le clou, on site en exemple un fameux rapport de l'Académie de Médécine qui allait faire plus tard un tollé général. J'ai trouvé ce fameux rapport et plus je le lisais et plus je fulminais.

On peut lire dans ce fameux rapport que le tatouage serait perçu comme étant une modification corporelle (ce que je ne nie pas) un tatouage pourrait traduire plusieurs états à savoir

  • Une perception négative des conditions de vie
  • Une mauvaise intégration sociale
  • Un souci d'amélioration d'image de soi
  • Une précocité des rapports sexuels avec un grand nombre de partenaires différents
  • Une homosexualité
  • Un usage de drogue
  • Un usage d'alcool
  • Une activité illicite
  • Une appartenence à un gang
  • Une mauvaise habitude alimentaire

N'en jetez plus la cours est pleine ....donc si je suis la "logique" de ce fameux rapport, je mène une vie qui mérite tout juste d'être vécue, car j'ai une mauvaise intégration sociale (je ne fais pas le job qui me plait, je suis limite à la rue) j'ai une si petite estime de ma personne que je m'embellie en m'imposant des dessins et des bijoux sur le corps, j'ai un appétit sexuel débordant et limite je pourrais coucher avec le premier venu, je suis une homosexuelle qui s'ignore, je me drogue, je bois comme un ivrogne, je dois avoir un casier judiciaire aussi épais qu'un annuaire, j'appartiens à un gang (oui celui du monde du médical!!!) et j'ai surtout une mauvaise alimentation, mais ça je l'ai toujours eu, et ce n'est pas prêt de changer.

Merci messieurs de me flatter autant, et dire que je travaille dans le médical !!!! Mais en aucun cas il est fait part que c'est une chose qui peut etre belle quand elle est bien faite, a aucun moment il parle d'esthétisme... donc le tatouage c'est "beurk beurk".

Oui je suis tatouée et percée, oui je l'assume.

Et en plus je me paie le luxe d'avoir un tatoueur extraordinaire, qui a un souci de l'hygiène dont j'aimerais que certaines filles qui travaillent avec moi, puissent avoir le même.

Il ne perce pas n'importe qui, surtout pas les mineurs, il est au courant des lois, et surtout il les applique...

La meilleur publicité pour un tatoueur est le bouche à oreille...

Si maintenant des personnes soit disant "responsables" trouvent normal de se faire tatouer ou percer dans un endroit aux conditions d'hygiène plus que douteuses, ce n'est pas non plus une raison pour mettre tous les professionnels dans le même sac.

Avoir un tatouage demande du temps, avoir des règles d'hygiène, et surtout ne pas considérer un tel acte comme une banalisation. Il faut le "nourrir", le masser, et ensuite l'hydrater...

Mon premier tatouage remonte à plus de 6 ans, et je n'ai jamais eu aucun problème aussi bien de santé, que de cicatrisation. Il en est de même pour mes piercings. Et pourtant quand on me voit, on est loin de se rendre compte que je suis tatouée et percée. Car le seul que l'on puisse voir et celui que j'ai sur la narine.

Comme quoi les apparences sont très trompeuses...

 

 

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